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Le syndrome de la gentille fille (ou du gentil gars)

  • Photo du rédacteur: Lise Brunaux
    Lise Brunaux
  • 17 janv. 2024
  • 3 min de lecture

"Cessez d'être gentil, soyez vrai! " Thomas D'ANSEMBOURG



A quoi reconnait-on une gentille fille ou un gentil gars?

C’est une personne : serviable, qui dit “oui “ à tout ce qu’on lui demande, qui détecte les besoins des autres, exigeante envers elle-même et indulgente envers les autres, très empathique et compréhensive avec les autres, et faisant preuve de si peu de douceur envers elle-même, qui se sent bien quand elle est valorisée par l’autre, qui se laisse embarquer dans les problèmes, au point qu’ils deviennent les leurs, qui a à cœur d’être vu comme quelqu’un d’attentionné et arrangeant, qui tend à se conformer à l’avis des autres, par peu du conflit qui a très peu de temps pour elle.


Pourquoi devient-on “gentil”?

Les enfants ont besoin pour survivre de leurs parents ou figures d’attachement. Inconsciemment, en fonction du contexte et de l’environnement, ils apprennent à adopter les comportements qui leur assurent l’amour et l’approbation des adultes. c’est donc une réponse traumatique de survie. Pour survivre, ils mettent de côté leurs propres besoins pour répondre à ceux des autres. Le problème, c’est que quand cela se répercute et se perpétue dans ta vie d’adulte. Tu associes le fait de te prioriser à un danger. Au final, ces comportement visent à éviter ce que les gens gentils redoutent le plus : l’abandon.


Pourquoi est-ce un problème?

Le problème avec ces habitudes de faire passer les autres avant toi, c’est que : tu te sur-adaptes en permanence et du coup, tu es rarement toi-même. A force, tu ne sais même plus qui tu es. C’est pour çà que l’on dit “qu’être trop gentil, c’est être faux”. Et ce n’est pas faux!

Mais le syndrome de la gentille fille n’est pas un trait de ta personnalité, c’est bien un mécanisme de survie. Il est important de comprendre que l’on ne peut pas être que gentil, on ne peut pas être que bon pour les autres, on doit également être bon pour soi-même. Mais comment peut-on faire?


En pratique...

Prendre soin de soi est tout sauf de l’égoïsme:

Fais des micro-pauses pendant la journée et demande-toi comment tu vas, ce que tu ressentes et ce que tu peux mettre en place pour aller mieux ; programme-toi des activités bienfaisantes (visites médicales comprises) et engage-toi à les respecter.


Toutes les relations, appréciations et opinions ne se valent pas :

Avant d’aider, de donner, interroge-toi. Quel est mon degré d’intimité et d’implication dans cette relation ? Quelle est ma vraie motivation ? Mon aide, mon don, est-il le fruit de ma culpabilité, du désir d’acheter la paix, du besoin d’être reconnu ou accepté ? Y a-t-il de la réciprocité dans cette relation ?


Un conflit sain est bon pour la relation:

Entraîne-toi au quotidien à exprimer ton désaccord, en commençant par des choses très simples, banales (« Non merci, je n’ai plus faim », « Je n’ai pas envie de regarder ce film », « Je n’ai pas envie de me lever tôt ce week-end », etc.). Ce que vous ressentez et pensez a de la valeur Exercez-vous à vous traiter a minima comme vous traitez autrui. Jamais vous ne conseilleriez à une personne à laquelle vous tenez de se mettre au service des autres, de se négliger ou de se sacrifier.


POUR ALLER PLUS LOIN

Est-ce que la kinésiologie peut t’aider? Et, bien oui, elle permet de dépasser nos blocages émotionnels, psychologiques, et mentaux pour développer notre ancrage, notre équilibre personnel en harmonie avec nos besoins et désirs fondamentaux. Au-delà d’une technique, la kinésiologie est une profonde connaissance de l’humain qui permet de nous libérer de nos conditionnements et schémas aliénants qu’ils soient physiques, énergétiques, émotionnels, comportementaux, cognitifs ou structurels.

 
 
 

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